Expiations

Celles qui voulaient se souvenir

Expiations

Cette petite ville tranquille, nichée entre deux montagnes, n’a rien de remarquable si ce n’est que l’air y est le plus pur du Japon. Par une chaude après-midi d’été, cinq fillettes jouent au ballon à l’ombre du gymnase de l’école primaire, désertée pour les vacances. Arrive un inconnu, qui se prétend artisan et sollicite leur aide. Sae, Yuka, Maki et Akiko laissent Emiri partir seule avec cet homme. Quelques heures passent avant qu’elles ne s’inquiètent. Pénétrant dans les vestiaires de la piscine, elles découvrent alors le corps sans vie de leur amie.Les quatre petites filles sont les seuls témoins, mais malgré les questions répétées de la police, elles affirment toutes n’avoir aucun souvenir du visage du meurtrier. Dévastée par le chagrin et la rancœur, la mère d’Emiri les somme d’aider à son arrestation ou de trouver un moyen d’expier. À défaut, aucune n’échappera à sa vengeance. Quinze plus tard, le tueur n’a toujours pas été arrêté et les fillettes sont devenues des adultes. Une série d’événements les forcent à revisiter cette terrifiante journée dont l’impact n’a cessé d’entraver cruellement leur existence. Parviendront-elles à se confronter enfin au passé ? Il reste peu de temps avant que le délai de prescription du crime n’arrive à expiration…
Expiations, celles qui voulaient se souvenir (Shokuzai), deuxième roman de Kanae Minato, a connu un grand succès à la fois auprès de la critique et du public japonais grâce à sa construction méticuleuse et à son acuité psychologique. Nominé notamment pour le prix Naoki et le prix de l’association des auteurs de romans policiers, il a été adapté pour la télévision et le cinéma par Kiyoshi Kurosawa en 2013.

Née en 1973 dans une famille d’arboriculteurs de la préfecture d’Hiroshima, Kanae Minato mène une mission humanitaire de deux ans en Polynésie, puis commence une carrière d’enseignante avant de s’essayer à l’écriture à partir de 2004. En 2007, elle remporte un concours de scénarios pour la radio. En 2009, son premier roman, Les Assassins de la 5eB(Kokuhaku), remporte le grand prix des libraires du Japon, attribué à cette occasion pour la première fois à une primoromancière. C’est un succès immédiat avec plus de trois millions d’exemplaires vendus. L’œuvre de cette romancière fréquemment primée compte vingt-trois romans et de nombreuses nouvelles. Dix-huit de ses œuvres ont été adaptées pour la télévision et le cinéma.